Pour ce projet de fondation du couvent Saint-Joseph, elle reçoit également l'aide de sa sœur Jeanne[T 16]. D'après le décompte réalisé sur l'ouvrage de Thérèse d'Avila : transverbération du cœur de sainte Thérèse, Thérèse d’Avila - La Foi prise au Mot du 13/10/2008 (KTO TV - Youtube), Thérèse d’Avila - La Foi prise au Mot du 13/10/2013 (KTO TV - Youtube), Sainte Thérèse d'Ávila et le carmel - La Foi prise au Mot du 12/10/2014 (KTO TV - Youtube), Thérèse d’AVILA – Une Vie, une Œuvre : 1515-1582 (France Culture, 1988) - Youtube, Sainte Thérèse d'Avila : chemin et modèle de sainteté (5/6) - Conférence à Notre-Dame de Paris (10/02/2019 - KTO TV), Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale, http://www.euskalnet.net/laviana/gen_hispanas/cepeda2.htm, Voir aussi les poésies composées par sainte Thérèse de Lisieux, Poétique de l'extase selon sainte Thérèse d'Avila et saint Jean de la Croix, Citations spirituelles et philosophiques de Sainte Thérèse d'Avila, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Thérèse_d%27Avila&oldid=180182065, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en italien, Page utilisant une présentation en colonnes avec un nombre fixe de colonnes, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page utilisant le modèle Bases littérature inactif, Page pointant vers des bases relatives à la religion, Page utilisant plus de deux colonnes de références, Portail:Religions et croyances/Articles liés, Portail:Biographie/Articles liés/Religions et croyances, Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Teresa Sánchez de Cepeda Dávila y Ahumada, Teresa de Jesús, la madre, la santa madre, plusieurs doigts et d'autres restes de la sainte sont dispersés dans toute l', le reste du corps (incorrompu) est déposé sur l'autel principal de l'église de l'Annonciation (, en 1601, traduction et publication en trois volumes de l'édition de. Thérèse d'Avila est vénérée par l'Église catholique, mais elle est également considérée comme sainte par l'Église anglicane et l'Église luthérienne[58]. Mais, le père Valdemoro venu superviser le chapitre (octobre 1577) interdit formellement aux carmélites de voter pour Thérèse, sous peine d'excommunication[4] — néanmoins, certaines carmélites passeront outre. Ses amis et disciples sont soumis à des décisions encore plus sévères[N 19]. En 1598, un sépulcre est édifié. Elle repose désormais dans un tombeau de marbre placé dans l'église du couvent d'Alba de Tormes en 1760. Échouant dans leur projet qui débutait par une fugue[N 3], le frère et la sœur décident de se faire ermites. Horaires d’ouverture de la basilique : 8h à 12h et 15h à 19h45. Ainsi, elle peut garantir le silence et le recueillement dans le couvent, et protéger la vie de prière des religieuses[15]. La cause de la mort est une métrorragie (peut-être consécutive à un cancer de l'utérus ou à un carcinome utérin[33]). Même les carmes n'ayant pas suivi la réforme thérésienne (les Grands carmes), lisent, étudient et publient des ouvrages rédigés par Thérèse d'Avila, se nourrissant de ses expériences et enseignements[49]. Du 15 octobre 2014 au 15 octobre 2015, les carmes (religieux et séculiers), célèbrent l'année du cincentenaire avec de nombreuses festivités et rassemblement, notamment les 28 mars (naissance) et 15 octobre (décès)[51],[52],[53]. Avec la santé reviennent les goûts mondains, faciles à satisfaire[N 5] : Thérèse vit à nouveau au couvent et reçoit de fréquentes visites[T 8]. Au début de l'année 1562, Thérèse part à Tolède chez Doña Luisa de la Cerda, chez qui elle reste jusqu'en juin. », « la plus longue nuit qu'ait connu l'Espagne », « À la fin, je meurs en fille de l’Église », « L'heure est à présent venue, mon Époux, que nous nous voyons », « Elle était de bonne stature, et au temps de sa jeunesse, belle, et encore au temps de sa vieillesse, elle supportait bien sa fatigue, le corps épais et très blanc, le visage rond et plein, de bonne taille et proportion ; le teint de couleur blanche et incarné, et lorsqu'elle était en prière, il s'enflammait et elle devenait très belle, tout ce teint clair et paisible ; la chevelure, noire et crépue, le front large, égal et beau ; les sourcils de couleur claire et tirant un peu sur le noir, grands et un peu épais, non en arc, mais un peu plats, « Cette femme était si grande et si utile à l'éducation saine des chrétiens, qu'il semble qu'elle ne soit pas beaucoup, ou pas du tout, inférieure à ces grands Pères et Docteurs de l'Église, dont nous nous sommes souvenus (comme, « C'est pour cela que l'Église, à juste titre, a attribué à cette Vierge, les honneurs habituels accordés aux Docteurs, « sainte Thérèse de Jésus est une véritable maîtresse de vie chrétienne pour les fidèles de chaque temps. Aujourd'hui, l'édifice accueille plus de 600 000 visiteurs par an[1]. Elle voyait Dieu, la Vierge, les saints et les anges dans toute leur splendeur et elle recevait d'en-haut des inspirations mises à profit pour discipliner sa vie intérieure. Thérèse, après avoir terminé son mandat comme prieure au couvent de l'Incarnation le 6 octobre, retourne à son couvent de Saint-Joseph. Le nonce Hormanet décède et le nouveau nonce est instruit à charge, par les carmes chaussés, contre Thérèse. Un timbre postal représentant la basilique de Lisieux a été émis le 26 septembre 1960[24]. Elle est la première femme à obtenir ce titre. Elle est nommée docteur de l'Université de Salamanque et porte le titre honorifique de mairesse d'Alba de Tormes depuis 1963. C'est-à-dire que les différents couvents sont regroupés sous des autorités monastiques différentes en fonction de leur appartenance à la réforme ou non, et non plus sur des critères purement géographiques. Après la fondation du dixième carmel à Veas le 24 février, et celui d'Almodóvar del Campo, elle reprend la route le 7 mars, malade et éprouvée par le voyage, vers Séville. Elle est encore aujourd’hui le sujet de nombreuses publications. Son père décide alors d'envoyer Thérèse au couvent de Santa María de Gracia à Ávila en 1531[T 2]. Sur les côtés verticaux sont figurées différentes scènes de l'Ancien Testament dans lesquelles des anges viennent apporter un secours divin. Ses visions se succédèrent sans interruption pendant deux ans et demi (1559-1561). J'essayais la solitude pour prier mes dévotions, qui étaient nombreuses, et particulièrement le rosaire… J'aimais beaucoup faire comme si nous étions des nonnes dans des monastères, quand je jouais avec d'autres petites filles, et je pense que je souhaitais l'être[T 3]. Le dépouillement absolu du couvent Saint-Joseph suscite critiques et hostilité chez les édiles de la cité et les Ávilans de tous bords. La spiritualité du Carmel bénéficie en effet de nombreux textes spirituels : sainte Thérèse d’Avila, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, saint Jean de la Croix, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein), sainte Élisabeth de la Trinité, … Le campanile a été offert par la Belgique et les Pays-Bas en ex-voto à sainte Thérèse[réf. Canonisée en 1622, elle a été proclamée docteur de l'Église par Paul VI en 1970. Telle est l’amitié qui est nécessaire pour nous tous et que nous devons rechercher, jour après jour, à nouveau. Précocement instruite des histoires édifiantes de la vie des saints, elle souhaite vivre le martyre en allant avec son frère Rodrigue dans les « terres des infidèles » en Afrique du Nord musulmane[N 2]. Adolescente passionnée de romans de chevalerie (elle en écrit en 1529), elle oublie sa dévotion religieuse et ses jeux d'enfance. Par ses dimensions, l'édifice, construit en béton armé et granit, peut accueillir 3 000 personnes et se compare aux plus grandes cathédrales : Compte tenu de la nature du sol qui est argileux sur une épaisseur de 30 mètres et de sa situation sur la pente d'une colline, les fondations de l'édifice reposent sur 130 piliers cylindriques de diamètres variés (de 1,4 m à 5 m) atteignant le niveau de la couche calcaire sous-jacente afin d'établir sa stabilité[12]. De retour à Ávila (le dimanche des Rameaux de l'année 1537), elle subit en juillet une rechute de quatre jours chez son père. Ils vont fuguer ensemble mais sont interceptés par un oncle à quelques kilomètres de la maison familiale et ramenés à leur domicile. ». Au sommet de sa vie mystique, Thérèse raconte avoir vécu l'expérience de la transverbération[T 13]. Intérieurement, les parties hautes de l'édifice sont en majeure partie recouvertes de mosaïques par Pierre Gaudin. Dès 1560, Pierre d'Alcántara soutient Thérèse dans sa détermination à mettre en pratique sa foi et son appel mystique. La sonnerie de volée est composée de 6 cloches dont la plus grosse, le bourdon d'environ 9 tonnes porte sa devise en bronze :« Je sonne l’appel des peuples à l’unité dans l’Amour[21] ». Le Livre du Ciel Tome 17 – 8 décembre 1924 Luisa Piccarreta / Fête de Notre dame de Lourdes « L’Immaculée Conception de la très Sainte Vierge et l’épreuve à laquelle elle a … Le neurologue Gilles Huberfeld, spécialiste en épileptologie, est d'avis que les extases de sainte Thérèse d'Avila s'apparentaient à des crises épileptiques impliquant le lobe temporal droit[13]. Sainte Thérèse d'Avila - La Sainte de l'Amitié, par Armand Isnard, 52 min. Autre changement important, la clôture du couvent est strictement respectée[N 13], les visites sont limitées en nombre et se font au parloir derrière des grilles (ou en présence d'autres religieuses). En abandonnant leurs chaussures, les carmélites sont rebaptisés les carmes déchaussés ou les Carmes déchaux. De style composite (dit romano-byzantin), l'architecture de la basilique est fortement inspirée par celle de la basilique du Sacré-Cœur à Paris[11]. Elle revient à Ávila, avant de repartir pour Valladolid où elle fonde un nouveau couvent[T 27]. C'est une des plus grandes églises construites au XXe siècle[10]. Thérèse d'Ávila (en religion : Teresa de Jesús) est une religieuse espagnole, née le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille-Castille) et morte le 4 octobre 1582 à Alba de Tormes. Plus tard, face aux difficultés rencontrées par certains couvents dans des zones trop pauvres, elle porte ce nombre à 20 afin de simplifier le travail en commun et la rentabilité de leur activité économique (destinée à financer la vie du couvent). Le dix-septième carmel est créé à Burgos. Au centre apparaît le Père éternel, les bras ouverts en signe d'accueil. Il se termine par une terrasse entourée d'une balustrade et abrite les 51 cloches du carillon[20]. Le père Soreth avait soutenu un mouvement de réforme analogue en Italie mené par la congrégation de Mantoue (mouvement appelé la « réforme de Mantoue », du nom d'un des couvents, tête de file du mouvement). Cet état singulier déclencha à plusieurs reprises la vision qui serait à l'origine d'une fête particulière dans l'ordre du Carmel. Arnaud Esquerre, Gérôme Truc, Jean-Marie Donegani, Yohann Aucante. Ils ont donc tenté de faire échouer cette réforme. Malgré les dons qui affluent au Carmel, son successeur, Mgr Suhard, craint que les plans grandioses n'entraînent des dépenses considérables dont le diocèse serait responsable mais devant la volonté du pape Pie XI qui veut « faire très grand, très beau, et le plus vite possible ! Ce monastère était non cloîtré, permettant aux religieuses de sortir et de recevoir des visites. Thérèse rapporte néanmoins avoir vu Jean de la Croix partir prêcher dans les villages en marchant pieds nus dans la neige[T 21] (mais elle lui reprochera plusieurs fois ses « excès de zèle » dans ses pénitences). Son père lui répond qu'il ne l'acceptera jamais de son vivant[T 4]. Peu à peu, l'expérience devient un modèle[T 18]. Thérèse dit qu'une (religieuse) authentique disciple et « amie » du Christ, par sa vie offerte dans le silence et la contemplation, peut être d’un très grand prix pour le salut du monde[15]. Le couvent devait être (selon eux, et l'usage en cette période) doté de rente garantissant ses revenus tout au long de l'année. Il a même ajouté, dans la lettre apostolique Ex quo Nostrae du 7 mars 1914 : « C'est pour cela que l'Église, à juste titre, a attribué à cette Vierge, les honneurs habituels accordés aux Docteurs[45]. On y transfère les restes de son corps, toujours incorrompu, dans une nouvelle chapelle en 1616. Labellisée « Patrimoine du XXe siècle »[2], elle a été inscrite au titre des monuments historiques le 14 septembre 2010[3] puis classée le 7 septembre 2011[4]. »[T 9]. La douleur était si grande qu'elle m'arrachait des soupirs, et la suavité que me donnait cette très grande douleur, était si excessive qu'on ne pouvait que désirer qu'elle se poursuive, et que l'âme ne se contente de moins que Dieu. Il s'agit de celles des parents de la sainte, Louis et Zélie Martin, qui ont été exhumés le 13 octobre 1958 du cimetière de Lisieux pour être transférés dans ce lieu, à l'occasion de leur cause de béatification[22]. Lors des JMJ à Madrid en 2011, sainte Thérèse fait partie des saints patrons de l'événement[32]. Les principaux chefs d'accusation de l'Inquisition concernent sa pratique de l'oraison mentale (et non vocale) propice aux effusions mystiques, telles la glossolalie, les stigmates ou la lévitation qui lui sont accordées et sont dénoncées comme des signes de possession démoniaque par le manuel des dominicains Malleus Maleficarum[25]. Après la guerre, on répare les dommages causés à la basilique. Mais l'importance est de le lui donner avec une volonté pleine, déterminée, et sans réserve, afin qu'il puisse y mettre et ôter tout ce qu'il lui plaira, comme lui appartenant absolument. Après un long débat entre les traditionalistes qui veulent garder comme patron Jacques le Majeur, et les novateurs qui souhaitent promouvoir Thérèse, le bref apostolique d'Urbain VIII le 21 juillet 1627, fait de Thérèse la copatronne de l'Espagne avec saint Jacques. Ste Thérèse de … Dans un esprit fantaisiste et irrévérencieux, José Luis Serna Romera a également raconté sa vie et ses pérégrinations durant les fondations sous le titre, Plusieurs poèmes de Thérèse d'Avila ont été mis en musique et interprétés par. Dans le transept sud un ciborium monumental abrite le reliquaire offert par le Pape Pie XI à la basilique. En effet, cette nuit là, l'Espagne et l'Italie basculent du calendrier julien au calendrier grégorien par décision du pape Grégoire XIII[31], d'où l'expression de « la nuit du 4 au 15 ». Les sculptures sont de Robert Coin (grand prix de Rome en 1929), les dessins des cartons des mosaïques et des vitraux de Pierre Gaudin. À partir de l'entrée, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre[18] : Les autels sont dédiés aux patrons des pays donateurs. Longue de 50 m et large de 30 m, elle est décorée de marbre et de mosaïques, œuvre de Jean Gaudin, dans le style de l'Exposition des Arts Décoratifs de 1925. Sa démarche aboutit et le pape Grégoire XV la canonise[44] le 12 mars 1622. Il me semblait l'enfoncer plusieurs fois dans mon cœur et atteindre mes entrailles : lorsqu'il le retirait, il me semblait les emporter avec lui, et me laissait toute embrasée d'un grand amour de Dieu. La règle des premiers ermites du Mont Carmel prévoyait déjà cette abstinence de viande (voir. Les religieuses fidèles à sa réforme dorment sur une paillasse, portent des sandales de cuir ou de bois[T 22] ; elles consacrent huit mois par an aux rigueurs du jeûne[N 11] et s'abstiennent totalement de manger de la viande (sauf en cas de contrainte médicale)[N 12],[T 23]. [25]. Seize des chapelles possèdent des baies cintrées géminées : quatorze représentent les stations du chemin de croix, et deux autres des scènes de la vie de Thérèse. Ressentant des grâces spirituelles dans son oraison, Thérèse se confie à son confesseur pour savoir si elles viennent de Dieu ou du démon. L'architecte lillois Louis Marie Cordonnier présente en 1927 un projet très différent, de style romano-byzantin[6], lequel est approuvé par Mgr Lemonnier[7]. Il ajoute : « Que l’exemple de cette sainte, profondément contemplative et efficacement active, nous pousse nous aussi à consacrer chaque jour le juste temps à la prière, à cette ouverture vers Dieu, à ce chemin pour chercher Dieu, pour le voir, pour trouver son amitié et trouver ainsi la vraie vie »[7]. Rapidement la nouvelle institution est menacée de fermeture. Pour la guérir, son père l'emmène en 1535 à (es) Zapardiel de la Cañada avec sa sœur[T 5]. Il a également déclaré, à cette occasion, une année jubilaire, ainsi que l'indulgence plénière pour toutes les églises d'Espagne, sur toute l'année du jubilé[55]. Entre le niveau des fenêtres hautes et la galerie de circulation, une frise représente les Béatitudes, symbolisées par des saints qui les ont personnifiées de façon éminente : Au revers de la façade occidentale, au-dessus des portails, trois grands panneaux de mosaïque évoquent l'universalité du message thérésien. Il est séparé de l'édifice principal et situé à l'extrémité sud du parvis. Le 25 novembre 1585, le corps est donc exhumé une seconde fois. Découvrez le Carmel de Verdun et ses Ateliers Plumlaine où les sœurs confectionnent des couettes en duvet. Un avant-projet est soumis dès 1926 par un architecte parisien, Jules Barbier : l'édifice prévu, de style néo-gothique que l'on envisage de construire non loin du Carmel s'inspire très fortement de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes. Aidée d'un de ses frères, Thérèse fugue du domicile familial le 2 novembre 1533 (ou le 2 novembre 1535, selon Francisco Ribera) pour le couvent de l'Incarnation à Ávila[T 5]. Beaucoup de médisances et de calomnies circulent par écrit à son sujet, mais Thérèse reste dans son couvent, très calme, poursuivant sa correspondance. Le Père Albert vous enseignera la méthode de sainte Thérèse d'Avila pour réussir votre oraison. Puis en 1670, on le transfère à nouveau pour l'installer dans une châsse d'argent. Dans l'Église, sa fête le 15 octobre a rang de mémoire liturgique[46], mais dans l'Ordre du Carmel, sa fête est une solennité[47]. Elle décide de le réformer en douceur et fait nommer l'année suivante Jean de la Croix comme confesseur officiel des religieuses. Cependant elle-même déclare « qu'elle détestait les choses malhonnêtes ». À chaque fois (1592, 1604, 1616, 1750, 1760) que la dépouille fut exhumée, à l’occasion d’un examen canonique ou pour satisfaire la dévotion de dignitaires religieux ou de monarques espagnols, des reliques furent prélevées. Thérèse passera vingt-sept ans dans cette communauté très nombreuse[N 4], de style encore médiéval. Dans sa jeunesse, ses aspirations furent peu nombreuses et semblent confuses ; ce fut seulement en plein âge mûr qu'elles devinrent plus précises, plus fréquentes et aussi plus extraordinaires. Même si Fénelon et les jansénistes de Port-Royal se sont inspirés de ses écrits, et ont été condamnés par l'Église, le Vatican a reconnu la validité de ses enseignements[48] en canonisant Thérèse (1622), puis en la déclarant Docteur de l'Église (1970). En effet, la princesse d'Eboli, Ana de Mendoza de la Cerda, avait décidé de fonder le couvent de Pastrana puis, après la mort de son époux (le 29 juillet 1573), elle décide d'y entrer comme carmélite[T 31]. Très vite, sa dépouille se trouve être une relique disputée entre les couvents d'Ávila, son lieu de naissance, et d'Alba de Tormes, son lieu de décès. La façade principale, flanquée de deux tourelles, est surmontée d'une inscription (« Car quiconque s’élève sera abaissé et quiconque s’humilie sera exalté »), d'une galerie ornée de 7 statues symbolisant les trois vertus théologales (la foi, l'espérance et la charité au centre) et les quatre vertus cardinales (la justice et la prudence à gauche, la force et la tempérance à droite). # SEMAINE 6 - LE SECRET DU COMBAT « Venez, Esprit-Saint ! Le couvent est inauguré le 24 août 1562, celui-ci est, selon Thérèse, mieux adapté et plus fidèle à la tradition du carmélitaine. Thérèse est inhumée sans embaumement. », « Que l’exemple de cette sainte, profondément contemplative et efficacement active, nous pousse nous aussi à consacrer chaque jour le juste temps à la prière, à cette ouverture vers Dieu, à ce chemin pour chercher Dieu, pour le voir, pour trouver son amitié et trouver ainsi la vraie vie », « la paix que Dieu donne aux âmes dans l'oraison, à l'oraison de quiétude et l'oraison d'union », Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, D’après une inscription, placée au bas d’une peinture murale de l’église Saint-Jean, Thérèse aurait été baptisée le, C'est-à-dire les terres d'Afrique du Nord, peuplées et contrôlées par les musulmans. Confier son (futur) couple à Dieu. Beatriz lui donne huit fils et deux filles : Hernando, Rodrigo, Teresa, Juan (de Ahumada), Lorenzo, Pedro, Jerónimo, Antonio, Agustín et Juana, soit treize enfants au total. La basilique Sainte-Thérèse est située à Lisieux, en Normandie.Elle a été élevée en l'honneur de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus peu de temps après sa canonisation.. Imposant édifice de style néo-byzantin inspiré de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, sa construction, sur une hauteur en limite de la ville, a débuté en 1929 et sa consécration a eu lieu en 1954. Autres recueils complets des œuvres thérésiennes : Ainsi parlait Thérèse d'Avila (édition bilingue), dits et maximes de vie choisis et traduits du castillan par Bernard Sesé, collection "Ainsi parlait", Éditions Arfuyen, Paris-Orbey, 2015. Mgr Pascal Ide Donner à sa vie et aux principaux évènements qui la jalonnent la bonne orientation. Elle déclare : « J'ai commencé à porter de beaux habits, et à vouloir paraître élégante, je soignais mes mains, ma coiffure et mes parfums, et toutes les vanités de cet âge, car j'étais très curieuse… J'avais quelques cousins germains… Ils étaient à peu près de mon âge, un peu plus vieux que moi ; nous étions toujours ensemble, ils m'aimaient beaucoup et chaque fois que quelque chose les rendait heureux, nous discutions et j'écoutais leurs joies et leurs enfantillages… Tout le mal me vint d'une parente (une cousine semble-t-il) qui venait souvent chez nous. À noter pour l'anecdote, que le départ des carmélites du couvent se fit de nuit, dans le plus grand secret, pour éviter que la princesse n'entrave leur départ. La basilique de Lisieux reçoit plus de 600 000 visiteurs par an[1], la ville de Lisieux étant le second lieu de pèlerinage de France après Lourdes[13],[14]. Extrait Œuvres complètes de sainte Thérèse. Il arrive donc avec des idées très arrêtées sur la réforme thérésienne. Soit par méfiance, soit pour la mettre à l'épreuve, ses supérieurs lui interdirent de s'abandonner à cet ardent penchant pour les dévotions mystiques, qui étaient pour elle comme une seconde vie, et lui ordonnèrent de résister à ces extases, dans lesquelles se consumait sa santé. Luttant contre elle-même, elle parvient à dire à son père qu'elle souhaite entrer dans les ordres, tout en sachant qu'elle ne reviendra pas sur sa décision. Elle obéit, mais en dépit de ses efforts, sa prière était si continue que même le sommeil ne parvenait à en arrêter le cours. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En novembre 2019, l'équipe de l'émission Secrets d'Histoire tourne plusieurs séquences à la basilique dans le cadre d'un numéro consacré à Thérèse de Lisieux incarnée par l'actrice Lou Gala Déjà le pape Pie X avait déclaré à son sujet : « Cette femme était si grande et si utile à l'éducation saine des chrétiens, qu'il semble qu'elle ne soit pas beaucoup, ou pas du tout, inférieure à ces grands Pères et Docteurs de l'Église, dont nous nous sommes souvenus (comme Grégoire le Grand, Jean Chrysostome, Anselme de Canterbury ) ». Début janvier 1575, elle revient à Ávila en passant par Medina del Campo. Les bancs sont ceux que l’on a connus naguère dans la chapelle du Carmel. Puis, en fin d'année, elle se rend à Valladolid. Son père, amateur de lecture, possédait quelques romans, dont l'étude suscite l'éveil de la sensibilité de la petite fille de six ans[T 2]. Ceux-ci sont régulièrement réédités dans le monde entier. La plus grande partie de l'intérieur de la basilique est couverte de mosaïques. Ce carillon est d'une grande qualité sonore (facture Paccard). Thérèse d'Avila est la sainte patronne de l’Espagne. Un peu après Thérèse, Jean de Saint-Samson (1571-1636), un autre carme français, va initier en France, parmi les Grands Carmes (non réformés par Thérèse), un nouveau mouvement de réforme, proche du mouvement thérésien : la Réforme de Touraine. Plusieurs reliques ont été extraites de sa dépouille et sont présentes dans différentes églises d'Espagne. On y accède par la crypte dont les arcades de granit se retrouvent sur le mur de droite de la chapelle. ». De nos jours, cette fête est toujours célébrée dans l'Ordre du Carmel avec rang de mémoire facultative, et mémoire obligatoire pour les moniales[12]. ». Dans notre société, souvent en manque de valeurs spirituelles, sainte Thérèse nous enseigne à être des témoins inlassables de Dieu, de sa présence et de son action, elle nous enseigne à ressentir réellement cette soif de Dieu qui existe dans la profondeur de notre cœur, ce désir de voir Dieu, de chercher Dieu, d’être en conversation avec Lui et d’être ses amis. Si les différents ouvrages thérésiens sont rapidement diffusés après leur rédaction, cette diffusion reste confidentielle car limitée à quelques couvents de la réforme et les copies se font manuellement. Il me semble que ce fut lorsque je me mis à la fréquenter, à l'âge de quatorze ans, que le péché mortel m'éloigna de, « il n'y avait pas place pour tout cela, la chose cessa promptement », « c’était une représentation si vive de ce que Notre-Seigneur endura pour nous, qu’en voyant le divin Maître dans cet état, je me sentis profondément bouleversée. Un siècle avant Thérèse, Jean Soreth (1394-1471), un carme français avait déjà essayé de mettre en place, dans les couvents des carmes de France, une réforme identique. » À ces paroles, les religieuses fondent en larmes[29]. Compte tenu des accusations portées contre Thérèse par cette personne, l'Inquisition mène une enquête sur Thérèse même, et finalement l'innocente totalement[26]. Sa famille paternelle est issue de Juifs convertis de force, séfarades de Tolède[4]. Sa figure est encadrée, à gauche par la Vierge à l'Enfant au sommet de l'arbre de Jessé et à droite, Moïse marchant à la tête de son peuple au sortir de l'Égypte. La veille de la saint François, elle dit à ses carmélites rassemblées autour d'elle « Mes filles et mesdames, je vous prie, pour l'amour de Dieu, que les règles et les constitutions soient exactement observées, et que vous ne vous arrêtiez pas aux exemples de cette indigne pécheresse qui va mourir ; pensez plutôt à lui pardonner. La basilique est consacrée le 11 juillet 1954 par l'archevêque de Rouen et primat de Normandie, Mgr Martin en présence du légat du pape, l'archevêque de Paris Mgr Feltin[9]. À cette occasion il en prélève l'auriculaire qu'il conserve pour lui[N 24]. Profondément mystique, elle laisse des écrits sur son expérience spirituelle qui la font considérer comme une figure majeure de la spiritualité chrétienne. En 2011, le pape Benoît XVI déclare : « sainte Thérèse de Jésus est une véritable maîtresse de vie chrétienne pour les fidèles de chaque temps. Dans cette dernière localité, elle rencontre le tout jeune (futur) saint Jean-Baptiste de la Conception, futur réformateur de l'ordre des Trinitaires[21]. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Il reçoit cependant le soutien total du pape Pie XI qui a placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse. Bien qu'étant presque toujours malade, elle se rend à Medina del Campo en 1582, Valladolid, Palencia et Burgos[T 34] où elle fonde son dernier couvent. Accueil et secrétariat : dans la basilique, du lundi au vendredi de 9h15 à 12h et de 15h30 à 18h30 . Son implantation sur des pentes a nécessité la construction de deux autres murs de soutènement pour retenir les terres. Érigé dans les années 1960, le campanile est achevé et inauguré en 1975.