La ville bénéficie d'une histoire religieuse riche, et de nombreux mausolées et zaouïas sont présents dans la ville et l'arrière-pays. Elle est divisée administrativement en 52 communes et 19 daïras . L’autoroute devant desservir la ville est encore en travaux et les dessertes ferroviaires inefficaces contribuant à l'inconfort des habitants dans leurs déplacements[118],[119]. Ainsi dans la vallée de la Soummam, on retrouve les traces de la présence punique ou romaine qui ont marqué la ville (connue dans l'antiquité sous le nom de Saldae) ; c'est le cas des ruines de la cité de Tiklat (Tubusuptu)[113]. Commune de Béjaïa. C'est à cette époque que la cire de la ville, exportée vers l'Europe pour la confection de chandelles, donne le mot « bougie » au français et le mot « basane » pour désigner des peaux ; emprunt lexicaux des noms transcrits de la ville (respectivement de Bougie et Buzana)[52],[53]. Elle est fréquentée par des marchands latins, Pisans et Génois, Andalous et plus tard Catalans[20]. Une hypothèse peu probable voudrait que le nom Béjaïa viendrait de cette époque du mot arabe بفاية (Baqâyâ : « les restes, les survivants ») car elle aurait servi de repli aux populations chrétiennes et juives de Constantine et Sétif. Un projet d'étude de réhabilitation et de classement de la médina de Béjaïa mené par l'UNESCO, et impliquant les acteurs locaux est en cours depuis 2003[104]. Elle est ainsi connue comme « la ville aux 99 saints » ; selon les traditions orales, les Kabyles affirment qu'il ne lui en manque qu'un pour égaler la Mecque[156]. La ville est érigée en commune de plein exercice par décret du 17 juin 1854[91]. À l'échelle micro-régionale, Béjaïa est le débouché d'une Algérie médiane, allant d'Alger à Skikda, déversoir des Hauts-Plateaux et port d'approvisionnement de 2 millions de personnes. Cependant les Français ne parviennent pas à en conquérir les alentours[89]. Login to Loopia Customer zone and actualize your plan. La commune de Béjaïa comporte une assemblée populaire communale (APC) composée de 33 élus choisis au suffrage universel. Bougie sera la forme française de cette transcription du nom arabe. Les éléments classés ne représentent que les périodes antique (classements coloniaux) et hammadide (classements post-coloniaux). La ville s'étant agrandie jusqu'à inclure le village des Imezzayen. La tradition savante se déplace alors massivement vers les zaouïas de l'arrière-pays kabyle, les manuscrits sont également déplacés et dispersés. Le chant kabyle puise son inspiration dans l'identité berbère de la ville, sa tradition poétique, et dans l'afflux d'une population originaire de l'arrière-pays. Mais la liaison est complexe : au sud-est les échanges avec Sétif ne se font qu'à travers les gorges escarpées de Kherrata ; une autre voie emprunte la Soummam, puis à l'est les Portes de Fer et la remontée vers Bordj Bou-Arreridj, c'est ce chemin qui est emprunté par la route nationale et la voie ferrée. Mais dans les faits, en raison du morcellement et des querelles de succession, l'émir ou sultan de Béjaïa se rend indépendant de celui de Tunis à la tête d'un véritable royaume dissident sur divers périodes, dont la dernière avant la conquête espagnole s'étend sur tout le XVe siècle, on parle alors du « royaume de Bougie ». Les festivités se terminent par un jeu de baroud le jour suivant[146]. Le principal ouvrage défensif de la ville, la Casbah, est à l'origine d'époque almohade[111]. Béjaïa, passée sous le contrôle de la tribu des Mezzaïa après la chute du dey d'Alger, subit plusieurs incidents impliquant des navires français et anglais. L'hiver, cette flotte est stationnée sur la plage de Dar senâa sous la Casbah pour n'être remise à flot qu'au printemps[82]. Il a été renommé « aéroport de Béjaïa - Soummam - Abane Ramdane » en 1999, en hommage à l'homme politique algérien qui a joué un rôle essentiel dans l'histoire de la guerre d'indépendance algérienne[19]. La ville comporte encore des pans entiers de la muraille berbère médiévale, bâtie sous la dynastie hammadide (XIe siècle) dont il subsiste d'anciennes portes : Bab el Bounoud et Bab el Bhar[111]. 36 e. modifier. Elles proviennent également de diverses redevances administratives ou locatives et de dotations publiques (wilaya ou État). La ville de Béjaïa essaye aussi d'exploiter son littoral méditerranéen et son patrimoine historique pour développer une activité touristique, cependant la majorité des touristes sont des Algériens ou des immigrés originaires de la région[138]. Les eaux adjacentes au parc de Taza incluent le « banc des Kabyles », classé « aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne » (ASPIM) par la convention de Barcelone. Selon Ibn Khaldoun, le nom de Béjaïa serait plutôt issu de celui de la tribu qui habitait la ville : les « Bedjaïa »[44],[45]. Le secteur historique de Béjaïa n'est toujours pas défini comme secteur sauvegardé du fait de l'imbrication d'une typologie coloniale dans le tissu de la médina. Les fonds marins des parcs recèlent six typologies de paysages d'intérêt écologique international : encorbellements à Lithophyllum lichenoides, trottoirs à vermets, bourrelets à Corallina elongata, forêts à Dictyopteris membranacea, herbiers tigrés à Posidonia oceanica et récifs coralliens à Posidonia oceanica[35]. Au Xe siècle, la ville n'est qu'un petit port de pêche. La seule institution d'envergure maintenue sur cette période est celle du dar senâa, les chantiers navals ou arsenaux de la ville qui fournissent des navires à la régence[82]. En 1067, le souverain berbère de la dynastie Hammadide, An Nasir (1062 -1088), régnant sur le Maghreb Central, aménage la ville et en fait sa capitale. Béjaïa (en berbère : ⴲⴳⴰⵢⵜ, Bgayeth (falsifications "Vgayet")[4],[5], en arabe : بجاية, anc. Il y a une opposition entre la Plaine (Lexmis), dont son quartier le plus ancien, Lhouma-ou-Bazine, peuplé de ruraux berbérophones, et les quartiers de la haute ville. La ville importe également diverses marchandises comme des métaux, du tissu, des teintures et des herbes médicinales. La ligne bénéficierait d'une quinzaine d'aller-retours quotidiens et devrait desservir les gares de la ligne Beni Mansour-Bejaia[18]. Il est porté à la connaissance de l'ensemble des concitoyens que la commune de Béjaïa a bénéficié d'un quota de logements type LPA additif au programme des 180 logements de même type de l'année 2019 . Le triq sultan, la route royale, d'époque hammadide relie les Hauts-Plateaux, plus précisément leur première capitale : la Kalâa des Beni Hammad à Béjaïa. Ainsi le port de Béjaïa est le second plus important du pays en termes de volume d'activité derrière celui d'Alger[23]. Create your website with Loopia Sitebuilder. Cette tolérance de la ville est nuancée par une des versions du récit de la mort de Raymond Lulle. L'esprit de l'inquisition influence la politique espagnole locale, les Juifs sont chassés de la ville et les élites citadines, dont les lettrés, fuient. Béjaïa is the largest principally Kabyle-speaking city in the Kabylia region of Algeria. Par exemple, la ville n'est desservie que par des routes nationales, l’autoroute est en cours de réalisation et doit être progressivement livrée par tronçon à partir de la fin de l'année 2017[130]. La partie coloniale de la ville s'illustre notamment par le quartier du front de mer, amputant une partie de la vieille ville, et du port. Les Espagnols mettent fin au « royaume de Bougie » du Maghreb central. Elle continue alors son déclin pour n'être plus qu'une ville portuaire moyenne, exportant des productions agricoles locales, puis renoue avec un certain dynamisme à la fin du XIXe siècle. Le mouvement politique qu'il a fondé est la base de l'Empire Almohade qui s'empare de Béjaïa en 1152 et dépose les Hammadides. Elle devient un port important munie d'installations, de constructions navales et abrite les escadres des pouvoirs sultaniens successifs qui règnent sur le Maghreb Central (Zirides, Hammadide, Almohade, Hafside). Il y a absence de classement des édifices anciens et importants ayant subi des transformations et des réhabilitations à l’époque coloniale[98] : l'institut Sidi Touati, d’époque hammadide (XIIe siècle) transformé en caserne, le mausolée d’Abou Zakaria, d’époque hafside (XIIIe siècle), transformé en direction de la pêche sur la baie de Sidi Yahia, le fort Abdelkader, la mosquée et la place Sidi Soufi réaménagés à l’époque coloniale. Mais leur rudesse provoque la fuite de la population locale, et des conflits avec les Berbères des alentours. Le taux de scolarisation global est de 94,9 % (sur les six à quatorze ans). Au niveau national, c'est aussi le siège d'entreprises agroalimentaires exportatrices comme Ifri et de groupes industriels comme Cevital[137]. La faune et la flore marine sont également remarquables. Au Moyen Âge, des savants comme Raymond Lulle, Fibonacci et Ibn Khaldoun y étudient. Le congrès de la Soummam qui est la réunion politique du FLN qui fixe la ligne politico-militaire du mouvement national algérien dans la guerre a lieu à Ouzellaguen, dans l'arrière-pays bougiote[93]. Divers ouvrages défensifs sont aménagés autour de la place, notamment sur les hauteurs [90],[89]. Ils finissent par fonder leur propre État autour d'Alger, basé en partie sur l'activité corsaire, et étendent rapidement leur influence sur l'Algérie septentrionale en rentrant progressivement dans l'orbite ottomane et en se présentant aux yeux de la population comme concurrents directs des Espagnols. Trésor de la langue française informatisé. À une échelle macro-régionale, la ville est dos à la région : sa position à l'extrémité de la Soummam la place à l'interface entre Grande et Petite Kabylie. Ces derniers effectuent un grand siège de la ville en 1313. Réputée en Europe pour la qualité de ses chandelles faites de cire d'abeille — auxquelles elle a donné son nom : les bougies — Béjaïa a également joué un rôle important dans la diffusion en Occident des chiffres arabes et des savoirs mathématiques locaux. Le patrimoine de la ville est ainsi menacé par la paupérisation, la dévitalisation du noyau historique, l'effondrement des habitations et la perte des significations patrimoniales consécutives au départ de la population ancrée dans le tissu de la vieille ville[98]. Conduit par Geneseric, ils portent le fer dans toutes les villes du littoral. De nombreuses stèles aux écritures berbères lybiques ou néo-puniques datant de la période numide et de la diffusion des influences puniques sont retrouvées dans la région. Le XVe siècle voit globalement un retour à la centralisation de l’État hafside. Le milieu associatif local est aussi le vecteur de divers champs artistiques ou culturels, allant d'associations faisant la promotion de la peinture ou de la photographie aux groupes d'études universitaires sur les manuscrits scientifiques médiévaux de la ville[147]. Le fort Abdelkader, face à la mer, est aussi un legs de la période berbère médiévale. Bien que la ville ne bénéficie pas d'une reconnaissance mondiale pour son statut historique, son territoire dispose d'un patrimoine original, fruit des influences accumulées sur 2 000 ans d'histoire. Cependant la géographie montagneuse de la région et le manque d'infrastructure de qualité sont les principaux freins à l'économie. La bourgeoisie de la ville joue alors le rôle d'intermédiaire entre les populations du Constantinois, elles-mêmes parfois intermédiaires des Sahariens, et la Méditerranée. Une culture andalouse se mêle à l'inspiration orientale traditionnelle, les sciences profanes se développent comme les sciences sacrées. Outre le fleuve Soummam qui répond suffisamment aux besoins agricoles dans les environs de la ville, Béjaïa est située dans la Kabylie maritime et bénéficie d'une pluviométrie assez favorable comparée au reste du pays. Procès-verbal d’installation de la cellule Avis aux éleveurs de la commune Acquisition de 100 bacs à ordures Célébration-du-nouvel-AN berbère-2970-a-Ti TINNUBGA Asfugel ghef useggas amaynut n … La daïra de Béjaïa est une circonscription administrative algérienne située dans la wilaya de Béjaïa et la région de Petite Kabylie. La ville développe alors une activité économique qui fait affluer une population nouvelle, un phénomène amplifié par des travaux d'urbanisme de grande ampleur. L'urbanisation de la zone d'Ihadaden est la plus récente[48]. Le port de la cité abrite la flotte du calife et celle des Hammadides dont il s’est emparé[68]. L'implantation de constructions humaines très anciennes dans un site naturel exceptionnel confère toute sa complexité au tissu urbain de la ville[106]. Le seuil des 100 000 habitants est franchi dans les années 1970. La spécificité de la chanson andalouse et chaabi bougiote est clairement perceptible, notamment par une prédilection pour l'usage de la kouitra et un enracinement dans un registre assez classique[140]. Au début des années 1990, l'augmentation de la population combinée à l'absence de planification et l’insuffisance des politiques publiques dégrade le cadre de vie de la ville, malgré des atouts certains pour son avenir[97],[96]. Dans le parc de Taza, le chêne zéen et le chêne-liège constituent avec le chêne afarès les principales essences qui s’étendent jusqu'à la wilaya de Jijel[29]. La ville de Béjaïa fait partie de la Corniche kabyle, qui s'étend jusqu'à Jijel et qui constitue un site écologique remarquable. La ville est située en Kabylie, dans une région berbérophone. La bougie en cire d'abeille n'a jamais connu historiquement un usage populaire répandu. Il déplace sa zaouïa du village d'Ama'dan vers la ville où les Turcs le chargent de diriger la karasta[85]. Cependant le diagnostic de ce patrimoine fait état de dégradations importantes, malgré sa valeur et son rôle potentiel dans le développement durable de la ville. Il donne à la ville le nom de An Nasiriya, qu'elle peinera à conserver face à son toponyme Béjaïa déjà bien ancré dans les usages. Ces éléments, qui pèsent sur l'environnement, se combinent à un afflux de touristes venant des villes algériennes intérieures sur le littoral en période estivale. La ville est prise par l'Espagnol Pedro Navarro en 1510 au sultan Abdelaziz. C’est ce qu’a indiqué la cellule de communication du groupement de la gendarmerie de la wilaya de Béjaïa dans un communiqué de presse. La commune de Béjaïa est desservie par plusieurs routes nationales. Outre les raisons politiques, l'absence de définition d'un secteur sauvegardé serait due à la superposition de différents styles ; les influences espagnoles et coloniales ayant largement remanié la médina. En effet, la ville située au cœur de la Kabylie, indépendante du pouvoir d'Alger, est souvent assiégée lors de conflits insurrectionnels entre les diverses confédérations de la région. Il faut donc remarquer que malgré le peu d'atouts naturels et l'enclavement de la ville, Béjaïa figure parmi les villes les plus dynamiques d'Algérie. Dans le cas de Béjaïa, définir un périmètre impliquerait d'inclure des pans de quartier à la typologie coloniale ou bien, de définir un noyau très restreint. La ville dotée d'une identité politique forte reste une ville importante sur le plan des sciences et du commerce. Béjaïa dispose d'un aéroport international situé à 5 km au sud de la ville. Elle est également une base navale pour les Hammadides, et le point de départ d'expéditions navales pour le « pays de Rum » (dont la Sicile à trois jours de navigation)[55]. Après la dislocation de l'Empire Almohade, Béjaïa rentre dans l'orbite des Berbères hafsides de Tunis qui se rendent indépendants en juin 1228[69]. La pluviométrie de la région peut aller de 800 mm à 1 200 mm, mais certaines sources locales tendent à s'épuiser du fait de l'augmentation de la demande[13]. À l'époque d'Al Warthilani (1713 – 1779), la ville semble être entre les mains de trois personnages importants : le cadi, le caïd et le descendant du marabout Mokrani[86]. Ces contraintes topographiques font que, malgré son fort dynamisme, la ville voit une partie des échanges lui échapper sur ses aires d'influences est et ouest[7]. Les Romains mettent en place divers réseaux hydrauliques qui seront réemployés à l'époque hammadide. Elle est située dans une baie en faucille protégée de la houle des vents du large (orientés nord-ouest) par l'avancée du Cap Carbon (à l'ouest de la ville). Elle redevient aussi, progressivement, un port de première importance, talonnant celui d'Alger et devançant Oran. La ville a quand même réussi à se hisser à un rang important dans l'économie nationale, y compris dans les secteurs autres que pétroliers. La ville est vue comme capitale des régions occidentales du sultanat hafside de Tunis et « place-frontière » du sultanat. Cette culture musicale et sa transmission seraient un héritage de la tradition savante médiévale de la ville et de l'afflux d'Andalous et de Morisques durant cette période[139]. Office national des statistiques algérien, Agence Nationale d'Intermediation et de Régulation Foncière, Office national des statistiques algérien. L’arrivée de lettrés fait de Béjaïa une ville de premier plan dans le domaine des sciences ; son influence dépasse la Méditerranée et gagne l’Europe. Le calife Abd el Mumin nomme un membre de sa propre famille comme gouverneur de la ville[67], preuve de son importance stratégique. Dans le Nord de la ville, le parc national de Gouraya constitue une aire littorale protégée[25], qui, avec le parc national de Taza[26], situé 60 km à l’est de Béjaïa, a été classée par l'UNESCO parmi les « réserves de biosphère mondiales », des zones modèles visant à concilier conservation de la biodiversité et développement durable[27]. Commune 4,586 4,385 → Beni Maouche (بنى معوش ) Commune 15,157 13,412 … Les Vandales font à leur tour leur entrée en Afrique du Nord, depuis l'Espagne, en 429. 17, Boukhiama, Ihaddaden, Targa Ouzemour, Ighil Ouazzoug, Bir Slam, Iriyahen Est, Aérodrome, Boulimat, Oued Saket et Amtik Tafat. La ville abrite également l'école technique de formation et d’instruction maritimes de Bejaia (EFTIM), sous l'égide du ministère des Transports, qui succède en 1989 à l'école de formation technique de pêcheurs (EFTP), elle-même héritière, en 1970, de l’école des mousses qui est l'instituion historique qui formait les marins à Béjaïa[152]. Le site contient des mosaïques, des thermes et des citernes d'époque romaine[144]. La ville est un carrefour industriel local[48] ; les zones industrielles d'Akbou, de Sétif, et de la ville elle-même trouvent leur débouché par son port[48]. L'expansion de la ville se fait de manière anarchique, avec un manque de planification et donc de services publics dans les nouveaux quartiers périphériques. En 1830, les Français se lancent à la conquête de l'Algérie. Restes de l'enceinte fortifiée de la Porte des étendards. Les habitants algériens maintiennent toujours leur activité de navigation marchande par cabotage le long des côtes. Béjaïa devient rapidement un objectif stratégique ; les Barberousse évincent progressivement les Hafsides de Constantine et Annaba. La patrimonialisation sélective d'éléments précis et triés a pour conséquence une mise à l'écart de pans entiers du patrimoine local[109]. Béjaïa (/bɪˈdʒaɪə/; Arabic: بِجَايَة, Bijayah; Berber languages: Bgayet, Bgayeth), formerly Bougie and Bugia, is a Mediterranean port city on the Gulf of Béjaïa in Algeria; it is the capital of Béjaïa Province, Kabylia. À la veille de la guerre d'Algérie en 1954 elle comporte 30 000 habitants dont 6 200 Européens . La ville de Béjaïa possède le musée du Borj Moussa, aménagé dans un ancien fort espagnol du XVIe siècle et où sont présentés des vestiges préhistoriques romains et de l'époque hafside. La ville plus qu'une place reconnue ou appréciée est un endroit de passage obligé ; elle est un véritable carrefour sur la route de l'Al Andalus à l'Orient (notamment pour les pèlerins allant vers La Mecque) mais aussi de l'Europe vers l'Afrique. En 1825, l'agha Yahia, commandant des troupes venues d'Alger, envahit la ville et lance des opérations de répression sur les tribus de la Soummam[88]. Contrairement à la Qal'a dans l'arrière-pays, elle fait figure de ville culturelle et « moderne » pour son époque ; une « cité berbère vivant à l'orientale »[55]. À Constantine c'est Abou Bakr, frère de l'ancien sultan, qui se proclame sultan sur tout l'Est algérien. Béjaïa est un pôle universitaire important ; la ville est dotée d'une université baptisée du nom d'Abderrahmane Mira, un martyr de la guerre d'Algérie. The icon links to further information about a selected division including its population structure (gender, age … En effet, sa richesse et son emplacement de port stratégique en font un objet de convoitise pour les Zianides de Tlemcen. Cependant l'exode rural massif des berbérophones (et leur arrivée en ville) après l'indépendance du pays, provoque une nette progression du berbère qui s'accompagne d'une progression sur le plan administratif. En effet, sa première capitale, la Qal'a des Beni Hammad, dans les Hauts-Plateaux, est sous la menace des raids des nomades arabes hilaliens qui à partir du Moyen-Orient ont lancé une seconde vague d'invasion arabe sur le Maghreb[49]. Si l'état précis de la flotte marchande bougiotte est méconnu elle occupe une place non négligeable en Méditerranée sans toutefois être prépondérante face aux flottes de commerces européennes. La wilaya de Béjaïa (en berbère : Tanebḍit n Bgayet; en tifinagh: ⵜⴰⵏⴻⴱⴹⵉⵜ ⵏ ⴱⴳⴰⵢⴻⵜ; en arabe : ولاية بجاية) est une wilaya algérienne, située au nord est du pays, dans la région de la Kabylie sur sa côte méditerranéenne. Béjaïa (en berbère : , Bgayeth (falsifications "Vgayet") [4], [5], en arabe : بجاية, anc. Les Barberousse n'atteindront jamais leur objectif de reprendre Béjaïa de leur vivant. À cette époque la ville a connu un tel développement que, selon Léon l'Africain, elle est peuplée de plusieurs dizaines de milliers de personnes originaires de tout le Maghreb, du Levant, d'Europe et d'Asie. La priorité donnée au classement d'éléments monumentaux est en contradiction avec les principes des conventions internationales orientées vers la classification d'ensembles urbains (et la définition d’un périmètre à sauvegarder) en incluant les productions mineures. L’exécutif communal est composé de 6 vice-présidents et de 11 délégués, et l’exécutif de l’assemblée d'un président et 6 adjoints[125]. Ces navires peuvent transporter du bois pour la karasta : l'exploitation du bois pour la construction navale d'Alger[84]. Il s'ensuit une valorisation du fait berbère et une dépréciation de l'arabe bougiote. En 1202, Leonardo Fibonacci, mathématicien italien, en rapporta les « chiffres arabes » et la notation algébrique. Ces divers protagonistes, rivaux entre eux, espèrent chacun reconquérir la ville et unifier ses anciennes dépendances[76],[77].